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Présentation de la Birmanie

INTRODUCTION

Mingalabâ

 

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Little monks © Gusjer

Paris-Rangoon, 15 heures d’avion, Rangoon-Mandalay, 16 heures de route : un seul pays a su ainsi se rapprocher de l’Occident et conserver ses distances ! Blottie sous les cimes himalayennes entre Inde et Chine, épanouie sur les immenses rizières de la baie du Bengale et sur la mer d’Andaman, la Birmanie s’est bâtie au rythme puissant et lent du fleuve Ayeyarwaddy, qui voit défiler, sur 2 000 km, tout ce que l’imaginaire occidental compte de merveilleux : des terres d’or, de rubis et de jade, des forêts de teck où demeurent les éléphants blancs et les nymphes nées du bambou, des cieux mythiques où l’oiseau Galôn n’en finit pas de combattre le serpent Naga…Mandalay, Moulmein, Mogok, Mergui… mille noms qui, découpant sur l’horizon les cônes et les dorures de millions de pagodes, firent rêver Rudyard Kipling, Joseph Kessel, Norman Lewis et Pierre Loti. Nostalgies coloniales mangées aux touffeurs végétales des tropiques, villes de temples qui défient le temps, de rouge et de vert laquées, toutes ont pour partage le buffle d’eau et le paysan dans la rizière, longyi de soie aux hanches, la vendeuse de melons d’eau, poudre de tanaka aux joues. Ce fut un pays de rois conquérants, à la recherche de reliques sacrées autant que de terres nouvelles, d’éléphants blancs comme signe suprême de leur gloire. Pays fermé où la liberté est en résidence surveillée, jetée dans les filets d’une dictature que l’on croyait d’un autre temps, pays hors du temps, la Birmanie reste telle que la conta le Britannique C. J. Richards, qui, à la veille de l’indépendance, trouva là-bas sa seconde patrie : « C’était, aux jours anciens, un bien plaisant pays – le redeviendra-t-il un jour ? C’était, en quelque lieu que l’on pût imaginer, un pays où le temps semblait s’être arrêté à trois heures, un samedi après-midi. »