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Personnages célèbres de Birmanie

 

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aung.san.suu.kyi. © Cane Rosso / Ludo

Bayinnaung (XVIe siècle) Vainqueur des Môn et des Shans, Bayinnaung est resté dans l’histoire comme l’une des grandes figures royales de la Birmanie. L’humiliante défaite de son prédécesseur, Thabinshwehti, l’incita à repartir à la conquête d’Ayutthaya. Il ne cachait pas son but : s’emparer des éléphants blancs qui faisaient le prestige de la cour du Siam. S’il y parvenait, pensait-il, gloire, fortune et pouvoir lui souriraient. Il parvint à ses fins. Aussi fervent croyant que féroce guerrier, il fit édifier nombre de pagodes autour de Bago, sa capitale, mais aussi à Pagan, pour remercier le Bouddha de lui avoir permis la victoire. Il mourut à 66 ans, entouré d’une nombreuse descendance : les chroniques lui reconnaissent 97 enfants.

Le bogyoke Aung San (1915-1947) Assassiné six mois avant la fin de la colonisation, le grand héros national fut, dès l’université, un farouche défenseur de l’indépendance. Lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, Aung San place tous ses espoirs dans les Japonais. Mais, très vite, il doute de leur réelle volonté de le soutenir sur la voie de l’indépendance : se comportant en Birmanie comme en terrain conquis, ils y adoptent les mêmes méthodes que les fascistes en Europe. La construction du pont sur la rivière Kwaï, entre Thaïlande et Birmanie, contée par Pierre Boulle, en est l’exemple le plus tristement célèbre. Aung San se tourne alors vers les forces alliées, et, après la capitulation nippone, entame des tractations avec les Britanniques, jusqu’à leur arracher une promesse d’indépendance, le 27 janvier 1947. Il est l’un des rares héros de l’histoire nationale à être révéré tant par le pouvoir en place que par les partisans de la démocratie.

Aung San Suu Kyi, « the Lady » (1945) Après des études de philosophie, d’économie et de politique en Inde et en Angleterre, la fille du général Aung San revient dans son pays pour prendre soin de sa mère malade. Cinq mois plus tard éclate la grande manifestation prodémocratique de Rangoon (1988). Décidant alors de se consacrer entièrement à la défense de son peuple opprimé, elle fonde la Ligue nationale pour la démocratie. C’est assignée à résidence qu’elle suit les préparatifs des élections « libres » promises par les militaires – et les manœuvres de ceux-ci pour saper toute initiative de la NLD dans les campagnes. C’est toujours en « liberté surveillée » qu’elle reçoit, en 1991, le prix Nobel de la paix, qu’elle ne peut aller chercher. Après sa libération, en 1995, celle que l’on nomme désormais « the Lady » est systématiquement décriée dans la presse locale et les émissions télévisées de propagande, accusée des pires maux par le régime, qui espère ainsi saper la confiance que lui porte le peuple. Les temps de liberté sont de courte durée : de nouveau arrêtée en mai 2003, Aung San Suu Kyi se trouve toujours en résidence surveillée en 2008, sa détention étant reconduite d’année en année.