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Histoire du Vietnam

Histoire du Vietnam

Principales périodes de l’histoire du Vietnam

Le Vietnam a une histoire au moins aussi longue que le Mékong (4500 km). D’invasions en révoltes, de brassages multi-ethniques en guerres coloniales, et de dynasties en dynasties, ce petit pays à l’est de l’ancienne Indochine, fut le territoire de terribles affrontements notamment au XXe siècle. L’histoire de ce pays est très riche pour ceux et celles qui souhaitent faire un voyage au Vietnam et découvrir son évolution depuis des décennies.

Les premiers peuplements

Les premiers Vietnamiens habitent le Tonkin, à l’intérieur de grottes (de magnifiques visites à programmer absolument dans votre circuit au Vietnam), dans la région de Lang Son. On a retrouvé les traces (dents et os crâniens) d’un homme vivant de chasse, de cueillette, de pêche, utilisant des instruments de pierre travaillés sur une seule face (culture de Hoa Binh). On sait qu’il chiquait le bétel et qu’il se tatouait le corps. D’origine mélano-polynésienne, ces premiers habitants seront chassés par d’autres hommes, d’origine austro-asiatique, venus de Chine deux mille ans avant notre ère, qui apporteront la technologie du bronze. Cette civilisation du bronze dite dôngsonienne (du nom du site de Dông-Son) représente la première manifestation artistique du pays avec de nombreux « tambours de pluie » qui seront exportés jusqu’en Indonésie et en Nouvelle-Guinée. Une confédération pluri-ethnique se regroupe autour du golfe du Tonkin, dès le VIIe siècle avant J.-C., sous le nom de Van Lang. Cette fédération est annexée trois siècles plus tard et devient le royaume de Au Lac, avec pour capitale Lao Tanh (la cité de la conque), sur le site de Cô-Loa au nord de Hanoi.

La protection impériale de la Chine

Temple cham, Vietnam

Temple cham, Vietnam

En 111 avant notre ère, l’empereur de Chine Wou-Ti, de la dynastie des Han, s’empare du pays et le divise en trois commanderies sous la protection de gouverneurs locaux. L’occupation se veut, au départ, très libérale ; on y adopte les méthodes de culture du riz, d’élevage, de constructions de digues contre les inondations tandis que lettrés et moines introduisent les sciences, la médecine et surtout les grandes pensées philosophiques issues du Confucianisme, du Taoïsme et du Bouddhisme. En 43 de notre ère, les héroïques s’urs Trung prennent la tête d’une révolte contre l’occupant. Les Chinois rétablissent l’ordre pour transformer leur protectorat en une vaste sinisation du pays. Tandis que le Tonkin devient une véritable province de « l’Empire du milieu », des petits royaumes indianisés tels le Châmpa (centre Vietnam) et le Fou-Nan (sud Vietnam) se constituent, suite au développement de relations maritimes entre l’Inde et l’Asie du Sud-Est. Au début du Xe siècle, à la chute de la dynastie Tang (618-907), le pays accède à une indépendance bien fragile. En 968, Dinh Tiên Hoang crée le Dai-Viêt et réalise une première unité du pays sous la forme d’un royaume.

Les grandes dynasties vietnamiennes

Citadelle de Hué, Vietnam

Citadelle de Hué, Vietnam

La dynastie des Dinh est remplacée dès 980, par celle des Lê antérieurs. Il faut attendre l’arrivée du Ly Thaï Tho, fondateur de la dynastie des Ly (1009-1225) pour que le pays retrouve sa stabilité. Les Ly s’engagent dans une campagne de conquêtes extérieures au détriment du Champa qui doit déplacer régulièrement sa capitale plus au sud. La dynastie des Tran (1225-1400) réussit à se couvrir de gloire en infligeant, par trois fois, une défaite aux Mongols. En 1400, un haut dignitaire, Ho Quy Ly, s’empare du trône mais sous prétexte de rétablir l’héritier des Tran, les Chinois placés sous l’autorité des Ming (1368-1644) réoccupent empiriquement le pays. En 1418, un général prend la tête de la révolte, il lui faudra dix ans pour reconquérir tout le territoire ; il chasse les Chinois et fonde, en 1428, la dynastie des Lê qui restera sur le trône jusqu’en 1769. Cette nouvelle dynastie poursuit la politique d’extension territoriale menée précédemment par les Tran. Les Chams continuent à être exterminés sous les ordres de Lê Thanh Tông. Ce dernier divise le pays en douze provinces, fixe la hiérarchie des Mandarins, remet à jour les Annales de l’Annam, commencées sous les Tran. Le XVIe siècle est troublé par de nombreuses révoltes et jacqueries. L’inexorable expansion territoriale vers le sud a pour contrepartie malheureuse la division du pays. Une rivalité oppose les Trinh « seigneurs du Nord » au Nguyên « seigneurs du Sud » placés de part et d’autre du 17e parallèle. Après de dures guerres ininterrompues entre 1627 et 1672, les Tonkinois battent en retraite, les Nguyên transfèrent la capitale à Hué au centre du pays. Maîtres de la plus grande partie du Vietnam, les Nguyên gouvernent au nom des Lê et ouvrent leur pays à l’Europe. Les premiers comptoirs européens sont fondés alors que les missionnaires catholiques commencent l’évangélisation du pays.

Première réunification du Vietnam

En 1771, trois frères de souche paysanne, les Tây Son, se révoltent. Après avoir vaincu les Nguyên et les Trinh, ils réussissent à usurper le trône des Lê. Mais les Tây Son sont, à leur tour, vaincus par les Nguyên. Le prince Nguyên-Anh avait trouvé refuge auprès des missionnaires français et avait pu ainsi battre les Tây Son en 1801. Il réussit à reconquérir tout son territoire. Il entre triomphalement à Hué en 1801 et se proclame empereur l’année suivante en prenant le nom de règne de Gia Long. Les Nguyên (1802-1945) constituent un Etat unitaire nommé Vietnam dès 1804.

L’intervention de la France et la colonisation

Pont colonial, Vietnam

Pont colonial, Vietnam

L’empereur Gia Long disparaît en 1820. Ce grand monarque avait su tirer parti de ses relations avec la France, tout en gardant l’indépendance de son pays. Son successeur Minh Mang (1820-1841) qui a reçu une éducation de lettré, imbu des fonctions que lui impose le « mandat du ciel », s’enferme dans une attitude de conservatisme. Ses persécutions religieuses provoquent les interventions de la France. Son successeur Thieu Tri (1841-1847) pratique la même politique et conduit la France à lancer une expédition militaire contre ses forces militaires, en 1847, à Tourane (Danang). En quelques années, après la prise de Saïgon, en 1859, le sud du pays est conquis. La Cochinchine devient colonie française. Viennent ensuite le Centre et le Nord avec, en 1883, la création des protectorats de l’Annam et du Tonkin. En 1887 est constituée l’Union Indochinoise qui regroupe le Cambodge (1883), le Laos (1893) et le Vietnam. L’exploitation du pays commence avec la prise de fonctions de Paul Doumer (1897-1902) : mise en place d’une administration de sous-préfecture et développement d’une économie coloniale urbaine (Hanoi, Saigon, Haiphong). Une réforme de l’enseignement (suppression des concours de mandarins en 1918) permet le recrutement de fonctionnaires et d’intellectuels issus de tous les milieux sociaux qui ne tarderont pas à exprimer leur désir d’indépendance.

La lutte pour l’indépendance

Dès 1925, un fils de mandarin : Hô Chi Minh, fonde un groupement politique : le Thanh-Niên qui se transformera en Parti Communiste Vietnamien. Le « révolutionnaire » réclame d’abord la transformation de la gestion coloniale. De 1940 à 1945, les Japonais occupent l’Asie. La Ligue de l’Indépendance du Vietnam se transforme, dès 1941, en Viêt-Minh afin de mieux lutter contre l’occupation nipponne. Les Japonais laissent le gouvernement français de Vichy administrer le pays. En mars 1945, ils renversent les autorités françaises et mettent sur le trône, à Hué, le dernier empereur du Vietnam : Nguyen Bao Dai. En août 1945, c’est la défaite du Japon, le Viêt Minh prend le pouvoir ; à Hanoï, le 2 septembre 1945, Hô Chi Minh proclame alors la création de la République Démocratique du Vietnam.

La guerre d’Indochine

Panneaux de propagande, Vietnam

Panneaux de propagande, Vietnam

Le 6 mars 1946, la France et « l’oncle Hô » signent un accord reconnaissant le Vietnam libre, à condition qu’il adhère à l’Union Française et qu’il continue à faire partie de la Fédération Indochinoise. Malgré cet accord rassurant, les forces Viêt Minh s’organisent ; le 19 décembre 1946, le général Vo Nguyen Giap donne l’ordre d’insurrection générale. La guérilla redouble alors dans tout le pays. A la fin de 1947, l’idée de rassemblement du peuple autour de son souverain Bao Dai semble être un retour à l’autorité traditionnelle. Les accords du 5 juin 1948 et du 8 mars 1949 aboutissent à la reconnaissance, par la France, de l’autonomie du Vietnam, avec souveraineté intérieure totale et armée nationale. En octobre 1950, c’est la défaite française de Cao Bang. Le corps expéditionnaire de 450 000 hommes n’est pas préparé à lutter contre la guérilla armée par la Chine communiste. Le général Navarre décide de protéger le Laos en créant un verrou dans la cuvette de Diên Biên Phû. Le 7 mai 1954, la chute de Diên Biên Phû marque la fin de la présence coloniale de la France en Indochine. Les accords du 20 juillet 1954, à Genève, coupent le pays en deux : au nord du 17e parallèle un Etat socialiste marxiste ; au sud, un Etat de type occidental. La France quitte définitivement le nord du pays en mai 1955 alors que, à Saïgon, le chef du Gouvernement du Sud, Ngo Dinh Diêm fait déposer l’empereur Bao Dai, par référendum. En avril 1956, la France quitte le sud Vietnam.

La guerre du Vietnam

En décembre 1960, est créé le Front National de Libération du Vietnam, ou, Viêt-Công. Ngo Dinh Diêm est assassiné en 1963. Le sud du pays est dirigé par des militaires, puis, à partir de 1965, par le général Nguyen Van Thiêu. Le président des Etats-Unis Kennedy, décide l’intervention américaine, dès le début de 1964, et Johnson maintient cette décision en l’intensifiant. L’escalade s’amplifie. En 1968, une vaste offensive Viêt-Cong (dite du Têt) aboutit en 1969 aux pourparlers de Paris. Le président américain Nixon décide d’un désengagement militaire et se rend à Pékin en 1971. Le Viêt-Cong franchit le 17e parallèle en 1972. Un nouvel accord est signé à Paris en 1973, mais les combats se poursuivent. Au printemps 1975, les villes du Sud Vietnam tombent comme des fruits mûrs aux mains des petits hommes au casque vert, dans une confusion générale. Saïgon est prise le 30 avril ; les collaborateurs ou sympathisants du régime sudiste prendront la route des camps de rééducation, d’autres quitteront leur pays par hélicoptère ou par bateau. La réunification du pays sera officialisée le 2 juillet 1976. Chine et URSS apportent leur aide au Vietnam communiste.

La voie difficile de la réunification

Procession devant l'autel d'un héros de guerre, Vietnam

Procession devant l’autel d’un héros de guerre, Vietnam

En 1975, le Vietnam est menacé par les Khmers rouges, installés au Cambodge. En 1979, leur chef, Pol Pot, est renversé à l’issue d’une offensive du Vietnam lancée à la fin de 1978. La Chine réagit et envahit quelques provinces du nord du Vietnam, afin de « corriger » son ancien vassal. Le Vietnam maintiendra ses troupes au Cambodge jusqu’en 1989 et imposera au Laos une amitié forcée. En 1992, un rapprochement spectaculaire avec la Chine conduit à la réouverture de la « porte de l’amitié », au nord de Lang Son. L’URSS, « empire éclaté », devenu la Russie, ne peut plus aider les Vietnamiens. Le Vietnam se tourne vers les pays appartenant à l’A.S.E.A.N. (Association des Nations du Sud-Est Asiatique) et aux pays européens occidentaux. Aujourd’hui, le rétablissement des relations diplomatiques et économiques entre le Vietnam et les Etats-Unis ouvre des espoirs économiques prometteurs à toute l’ancienne Indochine. En 1995, le Vietnam adhère à l’A.S.E.A.N. L’ouverture aux investisseurs étrangers permet une amélioration de l’économie ; malgré tout, le pouvoir en place reste vigilant et maintient une pression visant à protéger les entreprises d’Etat. En 1998, la crise économique asiatique touche aussi le Vietnam qui accueille alors le sommet de l’ASEAN. Des réformes libérales sont progressivement mises en place créant un climat de tension au sein même du parti. En 2000, le gouvernement a publiquement déclaré la guerre à la corruption qui sévit dans tout le pays et contre laquelle de nombreuses manifestations spontanées avaient déjà eu lieu. Le voyage du président Clinton en novembre scella définitivement la réconciliation américano-vietnamienne.

Les diverses appellations du Vietnam au cours de son histoire

  • Au Lac : Sous la dynastie des Thuc (‘257 à ‘207), réunion de deux populations venues de Chine (Guangxi) : les Au et les Thaï Au.
  • Nam Viet : Sous la dynastie des Trieu (‘207 à ‘111).
  • Giao Chi : Sous l’occupation de la Chine des Han (‘111 à 203 ap. J.-C.).
  • Trieu Quoc : Sous la courte dynastie des s’urs Trung, les « Jeanne d’Arc du Vietnam » (entre 40 et 43).
  • Van Xuan : Sous la dynastie des Ly antérieurs, avec pour capitale Long-Biên (544 à 603).
  • An Nam : Sous l’occupation de la dynastie chinoise Tang (603-939).
  • Dai Viet : Sous la dynastie des Ngô à Co-Loa (939-967).
  • Dai Co Viet : Lorsque Dinh Bô Linh unifie le pays (968-1058).
  • Dai Viet : Sous les dynasties des Ly postérieurs et des Tran (1054 à 1400).
  • Dai Ngu : Sous la dynastie des usurpateurs Hô (1400 à 1407).
  • An Nam : Sous les Tran (1407-1413) et la courte domination chinoise des Ming (1413 à 1428).
  • Dai Viet : Sous la dynastie des Lê et des Nguyen (1428-1802).
  • Vietnam : Sous le règne de l’empereur Gia Long (1802 à 1820).
  • Dai Nam : Nouvelle appellation du pays par Minh Mang en 1832.
  • Vietnam : Le gouvernement national dirigé par Trang Trong Kim reprend ce nom en avril 1945. Vietnam signifie « les Viêt du sud » (sud par référence à la Chine) ou, « le sud peuplé par les Viêt », principal groupe ethnique du pays.

Les grands héros de l’Indochine coloniale

Les premiers Français qui s’installèrent en Indochine, furent des missionnaires, au XVIe et au début du XVIIe siècle. Sous Colbert, la compagnie des Indes eut un rayonnement important en Asie du Sud-Est. Les efforts colonisateurs de Louis XIV furent vains et ceux de Louis XV, contrariés par la guerre de Sept Ans. Louis XVI put tout de même étendre l’influence de la France en Asie mais il faudra attendre le Second Empire pour fonder les bases d’un établissement français grâce aux amiraux Rigault de Genouilly, Charner, Bonard, de la Grandière, Roze, Ohier, à la suite de la cession des provinces de Cochinchine par l’empereur d’Annam. Francis Garnier (1839-1873) est le grand héros de la conquête du Tonkin. Il se fera tuer par la secte des Pavillons Noirs. L’amiral Courbet (1827-1885) contribua à l’établissement du protectorat français sur l’Annam (traité de Hué, 1883) et à la conquête du Tonkin. Il mourut deux jours après la signature de la paix du 9 juin 1885 à bord du Bayard, comme « le chevalier sans peur et sans reproche ». Alexandre Yersin (1863-1943), microbiologiste et médecin militaire, disciple de Pasteur, explora les territoires des minorités, en montagne, entre le Mékong et la mer de Chine, dès 1890. Il installa un laboratoire de fortune, découvrit le bacille qui porte aujourd’hui son nom et un traitement efficace de la peste. Il se fixa à Nha-Trang où il fonda un Institut Pasteur. Jusqu’à sa mort, il poursuivit ses recherches sur le paludisme et la peste bovine, participa au développement de l’hévéaculture, favorisa la plantation du quinquina (dont on extrait la quinine).

Qui est Ho Chi Minh ?

Ho Chi Minh est né le 19 mai 1890, près de Vinh, sous le nom de Nguyên That Tanh. Il changea plusieurs fois de nom au cours de son activité révolutionnaire. Son dernier nom, Ho Chi Minh, date de 1942. Après des études au lycée de Hué, il part à l’âge de vingt ans pour l’Occident. Il s’engage sur un paquebot français et s’installe à Paris en 1917. Dès 1919, il défend l’émancipation du peuple vietnamien ; puis après s’être inscrit au P.C.F., fonde, en 1922, le journal Nguoi Cung Kho (le Paria) anticolonialiste. A la fin de 1922, il part pour Moscou où il reçoit des responsabilités au sein du Komintern. En 1925, il arrive à Canton puis voyage en Asie du Sud-Est. En 1929, les autorités françaises le condamnent à mort par contumace pour ses activités révolutionnaires. Il est arrêté par les Anglais en 1931, un an après la fondation du Parti Communiste du Vietnam. Libéré en 1934, il repart aussitôt pour l’URSS. En 1941, il rentre au Vietnam et crée le Viêt-Minh (Front d’Indépendance du Vietnam). En 1942, lors d’une de ses missions en Chine, il est arrêté par le Kuomintang. Durant son incarcération, il rédigera son « Journal de Prison » ainsi que de nombreuses poésies. Libéré en 1944, il rentre dans son pays pour préparer l’insurrection contre la France. Il se rend maître de Hanoï le 19 août 1945. Le 2 septembre, il fonde la République Démocratique du Vietnam. En 1946, après une tentative d’accord avec la France de De Gaulle, l’Oncle Ho appelle son peuple à prendre les armes. La guerre d’Indépendance durera jusqu’à la défaite de la France à Diên Biên Phû, en 1954. Ho Chi Minh est mort le 3 septembre 1969 sans avoir vu la naissance de la République Socialiste du Vietnam. Il avait demandé à être incinéré.

Vidéo : Le cadre de vie de la dynastie royale Nguyen dans la cité impériale d’Hué

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